28ème festival d'Altitude Jazz à Luz - 11 au 14 juillet 2018

Affiche Jazz Pyr' / Visuel Eela Laitinen 

 

 

PROGRAMMATION

 

VUELTA A LA FUENTE Claire Gimatt, Pepe el mosca, “Alanito” Alain Fourtine & Roger Cazenave Leepong / ÉDREDON SENSIBLE Mathias Bayle, Jean Lacarrière, Tristan-Charles Alfred & Antoine Perdriolle / Orchestre le Grand SBAM Jessica Martin Maresco, Marie Nachury, Aurélie Burgos, Clélia Bobichon, Melissa Acchiardi, Guilhem Meier, Jérôme Bertholon, Mathieu Lemennicier, Nathalie Cornevin, Joanna Ohlmann, Antoine Arnera, Calliope Chaillan, Amaryllis Billet, Lise Péchenard, Émilie Martin-Marti, Jules Desgoutte, Maria Gache & Léo Margue / MANGE FERRAILLE Anthony Fleury, Étienne Ziemniak & Thibault Florent / NOVEMBRE Antonin Tri Hoang, Romain Clerc-Renaud, Thibault Cellier & Élie Duris / PAS VU PAS PRIS Yvette Ornière, Manu Cachet & Zackie Brillant / LE POÈME DES POÈMES Heidi Brouzeng, Vincent Fortemps & Aude Romary / THE BIG CADDY MAN Marc Prépus / IANA Christine Wodrascka & Betty Hovette / YVETTE IS NOT DEAD Yvette Ornière / PULVERIZE THE SOUND Peter Evans, Tim Dahl  & Mike Pride / LORD RECTANGLE Johan Mazé, François Chommeaux, Eric Camara, Monsieur Gadou, Lauren Magnani, Félix Robien, Andy Moses & Laurent Lalsingué / EPI ECHO(S) Aurélie Maisonneuve, Prune Béchau, Élise Caron, Toma Gouband & Philippe Foch / CE QUI TREMBLE ET BRILLE AU FOND DE LA NUIT NOIRE François Olislaeger & Gaspar Claus / FRANTZ LORIOT SOLO / RECO RECO HIFI « El Guicharo » Bastien Andrieu, Juan Favarel Kowalczewski & Tim Alcorn / KILL YOUR IDOLS - Hommage à Sonic Youth Patrick Charbonnier, Olivier Bost, Marc Demereau, Eric Vagnon, Marc Maffiolo, Florian Nastorg & Radek Klukowski / RECO RECO « El Guicharo » Bastien Andrieu, Juan Favarel Kowalczewski, Fabien Binard, Tim Alcorn & Florent Tisseyre /ROUE LIBRE Quentin Biardeau, Richard Conte, & Théo Lanau / LE TRIO BEK Betty Hovette, Karine Sancerry & Émilie Mousset / BABAYAGAAntoine Chaunier, Yann Leglaz, Benjamin Bardiaux, Thomas Peyronnet & Bjorn Peter / DER VERBOTEN Frantz Loriot, Antoine Chessex, Cédric Piromalli & Christian Wolfarth / FRANKY GOES TO POINTE-A-PITRE Pierre-Louis François, David Escouvois & Jérôme Vassereau

 

 

EDITO par Nathalie Barbeau

 

En 2015 nous exprimions notre ténacité quand à notre liberté d’expression, et on se disait que la retraite n’était pas pour demain. En 2016 l’urgence était de se la jouer collectif. L’an passé nous relevions le poing face à l’incertitude de la future politique culturelle...

Cette année, et malgré tout ce qui a été mis en œuvre depuis 28 ans, nous voilà face au mur, pourquoi vous le cacher ? Ce que nous craignons semble arriver : diminution ou suppression de tout ou partie des subventions dédiées à la création artistique et aux actions culturelles, nous nous demandons encore si nous allons faire partie de la charrette.

Le néolibéralisme touche aussi la Culture ! De nouveaux procédés sont à l’œuvre avec à l’avenir des « produits culturels » prêts à être consommer, sans odeur de sens, sans saveur de créativité, sans le goût des autres… Ils signeront à terme la fin de nombre d’événements culturels, et nos vallées ne seront pas à l’abri.

Comme le disait si justement Lucie Aubrac, nous en sommes à conjuguer le verbe résister au présent, chaque jour qui passe, il y a tant à faire ! Il faut être partout, avec nos forces encore vives, mais pour combien de temps ? Parer au plus urgent. Continuer une énième édition du festival. La dernière ? Peut-être.

Dès maintenant réfléchir à ce que sera l’après, pour maintenir l’emploi de nos salariés, pour continuer à construire un projet culturel de territoire qui se maintienne à notre degré d’exigence qui n’a pas failli depuis 28 ans : « Faire le pari de l’étonnement ».

Alors oui les réunions de préparation de cette édition ont été chargées, lourdes de combats et d’incertitudes, mais également remplies de détermination et de défis, avec des chantiers aussi fous qu’osés, on ne vous en dit pas plus, vous constaterez cela par vous-même !

Les sons dessineront cette édition, car à l’origine étaient les vibrations... Ce que nous espérons c’est que vous ressentiez celles de ce festival 2018, au diapason des battements de cœur de toute l’équipe qui l’a construit.

 

L’association Jazz Pyr’

 

 

UNE IDÉE DU FESTIVAL 2018

Croisements, rencontres, mariages

 

De tout temps on a essayé de ranger les musiques de jazz dans des compartiments; de tout temps des musiciens ont essayé de sortir de ces cases; des musiciens qui n’ ont cessé de s’ acoquiner avec d’ autres musiques, de créer des nouveaux styles… aujourd'hui, on continue toujours à vouloir enfermer chacun dans un tiroir.

Les nouvelles générations de musiciens ont naturellement fait exploser cette compartimentation et les rigoristes ont de plus en plus de mal à continuer le travail de «triage».

 Notre édition 2018 tentera d’illustrer cette volonté de croisements, de mélanges, d’unions libres, d’universalité... mais aussi de mariages d’amour.

 LE GRAND SBAM est un exemple de ce mélange avec des musiciens en son sein venant d’univers aussi différents que la musique contemporaine, la musique classique, la musique traditionnelle, le jazz et même le rock. Le résultat est évidemment une musique inclassable, avec cette volonté très nette de surprendre et surtout de n’ appartenir à aucune famille.

 Notre création «KILL YOUR IDOLS» va célébrer le mariage entre le trio free-punk toulousain NO NOISE NO REDUCTIONS et le non moins free punk quartet bourguignon LES BAMPOTS ; un mariage des plus naturels tant leurs envie d’amener le jazz débridé sur les chemins de la punk musique est commune. C’est la musique de Sonic Youth qui va les rassembler.

 Le festival de Queyssac «ÉCOUTER POUR L’INSTANT» propose depuis quelques années des rencontres inédites entre musiciens sur le terrain de l’improvisation; un travail qui repose sur l’écoute au fil des rencontres; nous avons demandé à Toma Gouband, initiateur et agitateur de ce festival, de prolonger ce travail sur Jazz à Luz 2018, en investissant à sa façon et avec l’équipe artistique de son choix, les lieux et l’espace du Pays Toy.

 IANA est la rencontre de deux immenses pianistes, pour le coup aux univers très proches, même si leurs parcours diffèrent. Leur goût de la fulgurance, l’énergie et l’audace donnent un mélange des plus explosifs et étonnants.

 Chaque année nous aimons faire un clin d’œil à une pratique artistique qui aime s’acoquiner avec la pratique de l’improvisation musicale; en 2018, nous allons nous intéresser au dessin avec les projets suivants :

 CE QUI TREMBLE ET BRILLE AU FOND DE LA NUIT NOIRE”, un projet du violoncelliste Gaspar Claus qui rencontrera le dessin “In vivo” de François Olislaeger pour une plongée dans un monde magique et poétique.

LE POÈME DES POÈMES” (Chant d’Amour) traduit du Cantique des cantiques par Olivier Cadiot et Michel Berder, mélange musique improvisée, texte et improvisation graphique en direct, avec Heidi Brouzeng à la voix, Vincent Fortemps aux dessins et Aude Romary au violoncelle.

 Le trio BEK cherche à créer dans l’instant un échange évolutif et interactif entre trois entités vibrantes : l’acoustique du piano de Betty Hovette, le corps du peintre de Karine Sancerry et la diffusion acousmatique de la captation sonore mixée d’ Emilie Mousset.


Il y aura aussi, le trompettiste américain Peter Evans avec son trio PULVERIZE THE SOUND, qui explorera l’espace d’un concert tout ce qui est techniquement possible de faire avec une trompette, du phrasé le plus jazz au bruitisme noïse le plus exacerbé. Là aussi, les étiquettes voleront !

 DER VERBOTEN est le troisième volet du projet “Treffpunkt” quartet à géométrie mobile formé autour d’un binôme fixe : l’altiste Frantz Loriot et le pianiste Cédric Piromalli.

 Nous retrouverons ces mélanges tout au long du festival, avec le rock hybride antillais de FRANCKY GOES TO POINTE A PITRE, le mélange du lyrique et du flamenco du groupe VUELTA A LA FUENTE d’Alain Fourtine ; le drone noïse de MANGE FERRAILLE ou métal de ROUE LIBRE; le caribéen débridé de LORD RECTANGLE ; l’afro-latin-Noïse de la fanfare de poche toulousaine ÉDREDON SENSIBLE ou encore l’approche brass de l’afro-Beat de BABAYAGA… mais aussi ça et là des instantanés de croqueurs et de dessinateurs de BD, tout cela bien sûr au travers de moments d’écoute, de folie festive, de douceur bucolique mais surtout de moments de partage et de belles rencontres improvisées.

 

Jean-Pierre Layrac

 

 

COMMUNAUTÉ DE COMMUNES PYRÉNÉES VALLÉES DES GAVES

Le Festival Jazz à Luz, pour sa 28ème édition, nous invite de nouveau à célébrer la musique en altitude, dans ce territoire de montagnes où elle peut raisonner à son aise du Pays Toy vers les vallées de Saint-Savin, d’Argelès-Gazost et du Val d’Azun.
Les élus de la Communauté de Communes Pyrénées Vallées des Gaves regroupant, depuis le 1er janvier 2017, l’ensemble des communes composant ces vallées pyrénéennes ont décidé de renouveler leur soutien à ce festival emblématique tant par la qualité de sa programmation que la volonté des organisateurs de proposer un programme original et surprenant, prônant le mélange de styles musicaux qui trouveront ici le lieu idéal pour s’épanouir.
Le travail réalisé par l’association Jazz’Pyr, l’ensemble des équipes - salariés et bénévoles - pour que vive ce moment de détente, de découverte et d’échanges dans un cadre exceptionnel mérite d’être salué et encouragé.
Je m’associe à tous les élus communautaires pour vous souhaiter à tous un très bon festival fait de rencontres musicales qui ne laisseront aucun spectateur indifférent.

Noël Pereira Da Cunha,
Président de la communauté de communes Pyrénées Vallées des Gaves

 

 

MAIRIE DE LUZ-SAINT-SAUVEUR

Depuis l’été 1991 les liens qui unissent la municipalité de Luz au festival restent très forts. Le festival Jazz à Luz, est maintenant un évènement d’intérêt communautaire, car il s’agit aujourd’hui d’une « institution » qui a toute sa place dans les vallées des gaves. Le mot institution, le concept d’évènement majeur, ne plaira peut être pas à tout le monde, peut être même pas aux organisateurs, mais, après 28 ans de vie, c’est pourtant le cas, leur festival, notre festival, même s’il reste fragile, est devenu incontournable.
Pour que la fête soit complètement réussie, comme chaque année, les équipes municipales de la ville de Luz seront au rendez-vous, engagées auprès des organisateurs.
Au niveau plus personnel c’est toujours un plaisir de découvrir la programmation et le thème de l’année dans les réunions préparatoires. J’aime beaucoup le cheminement des membres de l’association Jazz Pyr d’une année sur l’autre, d’un festival à l’autre. Il s’agit d’une trajectoire différente chaque année, avec des croisements d’univers différents et toujours une volonté de surprendre. En 2018 ils s’intéressent au dessin, une pratique artistique qui devrait compléter parfaitement l’activité musicale.
Je vous souhaite à toutes et à tous de trouver votre coup de cœur dans cette programmation 2018 à la croisée des sons et des dessins.

Laurent Grandsimon,
Maire de Luz-Saint-Sauveur

 

 

THÉMATIQUE DESSIN

Chaque année, nous aimons faire un clin d’oeil ou plutôt tirer un trait d’union avec une autre pratique artistique. Cette année, Jazz à Luz fait le pari des rencontres entre le 3ème et 4ème art. Quand le pinceau devient archet, la scène devient toile, quand l’oeil rejoint l’oreille, la toile devient musicale... le public et l’artiste vivent, partagent et s’émerveillent à l’unisson…
En live ou en différé, nous découvrirons tout au long du festival, les œuvres d’artistes peintres, graveurs et dessinateurs, sous des formes différentes, à commencer par le visuel 2018 réalisé par la jeune graphiste toulousaine Éela Laitinen.
Les projets artistiques autour du dessin et de la musique à découvrir dans le programme :
Le Poème des poèmes (le 12 juillet) / Ce qui tremble et brille au fond de la nuit noire (les 13 et 14 juillet) / Le Trio Bek (le 14 juillet)

 

LIEUX D'EXPOSITION

Autour du festival, nous proposerons de découvrir le travail et les performances de 3 artistes dessinateurs et créateurs qui ont inspiré la thématique Jazz à Luz 2018.
Un stand spécifique sur le site du verger permettra aux différents dessinateurs de créer en live, de rencontrer le public chaque soir.
Une exposition de leurs œuvres sera à découvrir tout au long du festival au forum de Luz, ouvert du mercredi 11/07 au samedi 14/07 de 14h à 18h.

 

3 croquis - Karine Sancerry

Karine Sancerry, par son travail de graphiste, acquiert un regard précis de composition, d’harmonie de couleurs et d’équilibre dans l’espace. Son travail sur la forme lui permet de se confronter directement aux oppositions vide/plein, clair/obscur reliant matière et ligne graphique. Elle se forme à la Xylogravure auprès de Roby Comblain, graveur Bruxellois, lors d’une résidence. Depuis 2012 elle vient dessiner sur le vif, les musiciens au Festival à Jazz à Luz.

https://sancerrykarine.com/

 

l'homme orchestre - Orane
Orane Arramond, jeune artiste d’une puissante sensibilité qui pratique l’art singulier, une branche de l’art brut. Son travail est souvent lié à l’actualité ou aux événements de sa vie personnelle ; les dessins débutent et s’organisent toujours en fonction des yeux des personnages auxquels elle apporte une attention toute particulière. Elle recouvre minutieusement tout l’espace de la feuille ou du personnage.
Les dessins, évoluent au grès de ses sentiments, de son quotidien, de l’actualité et de l’interprétation qu’elle en fait.

https://orane.info/

 

Jugando y dibujando Precipitaciones - Walkind

Walkind Rodriguez, d’origine dominicaine, il donne une importance nouvelle à la musique après son arrivée en France. Il collabore avec de nombreux musiciens de la scène expérimentale et de l’improvisation, en illustrant affiches et pochettes, en dansant et en jouant lui-même de la trompette et des percussions.
« Mes personnages inspirés du jazz, de l’afro-futurisme, esquissent des pas de Merengue en produisant un paysage sonore qui s’exprime au travers de motifs ethnicocosmiques. Je veux… rentrer à jouer dans l’espace subunderground de l’univers contemporain musical ! »

https://galerie-arsnova.fr/artiste/walkind-rodriguez/

https://www.oneeyeopengallery.com/walkind.php

 

RETOUR PHOTOS JAZZ A LUZ 2018


 

Photos de l'Agence Touristique Vallée de Gavarnie (ATVG) par Pierre Meyer et Antoine Garcia

 

D'autres reportages photo sont également en ligne :

Fotografiando el jazz de Roberto Domínguez, qui nous donne à voir l'orchestre le Grand Sbam, Novembre, IANA, Ce qui tremble et brille au fond de la nuit noire, le solo de Frantz Loriot et le trio BEK.


Le photo reportage de Michel Laborde pour Citizen Jazz Luz prenons un peu d'altitude.

 

 

 

 

REVUE DE PRESSE JAZZ A LUZ 2018



 

 

 

LIENS RETOUR PRESSE JAZZ A LUZ 2018


Reportage des 4 jours sur JAZZ MAGAZINE un reportage de Ludovic Florin et Jean-François Mondot :
Jour 1 / Jour 2 / Jour 3 / Jour 4

Reportage des 4 jours sur CITIZEN JAZZ :
Jazz à Luz leçons de bas en haut article de Anne Yven avec les photos de Michel Laborde ainsi que son photo reportage : Luz, prenons un peu d’altitude

Reportage des 4 jours sur FRANCE MUSIQUE / émission A l'Improviste par Anne Montaron :
Émission du 6 septembre 2018

Interviews des artistes Jazz à Luz réalisées par FREQUENCE LUZ :
La rencontre avec Novembre à leur sortie de scène.
La rencontre avec Marc Prépus avant son spectacle Big Caddy Man.
La présentation de la création "Kill Your Idols" par Patrick Charbonnier.
La rencontre avec Gaspard Claus et François Olislaeger pour “Ce qui tremble et brille au fond de la nuit noire”.
La rencontre avec Betty Hovette, du duo IANA et du Trio Bek.

 

 

 

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